Draveil : Récit de deux journées grandioses

par Laurent LIEGEOIS

Samedi 10 juin, 15 heures. Les premiers participants au concours sont déjà là. La météo s’est montrée capricieuse, avec même une alerte pluvieuse en début d’après-midi, mais le soleil brille à notre plus grand soulagement.

L’ambiance est donnée dès notre arrivée à Draveil : les panneaux « 2000 en fanfare », annonçant l’événement, figurent en bonne place aux entrées de la commune. Dans la ville, les forces de l’ordre se mettent en place, et un fléchage préparé par la Vaillante nous aide à trouver notre chemin jusqu’au Château de Villiers.

 

Une fois les formalités d’inscription accomplies, nous nous rendons à l'hôtel puis à la messe donnée en mémoire des anciens de la Vaillante à l’église Notre Dame de la Paix de Draveil. L’Ensemble Philharmonique de Chevilly Larue anime cette célébration avec brio, en présence de quelques administrateurs de l'UFF et des dirigeants de Chevilly Larue. La prestation de cet ensemble a été remarquable, malheureusement cette formation ne peut assister au concours le lendemain car il réalise un enregistrement en studio ce même jour.

A l’issue de la cérémonie, la ville semble comme fébrile : les rues sont quasi désertes, mais déjà plusieurs centaines de personnes ont rejoint le parc du château dans la perspective du premier grand événement de ce concours : le grand gala d'ouverture.

A 21 heures, le parc est rempli d’une foule dense, le spectacle commence au son des sonneurs de la Garde républicaine tapis dans les bois environnants. Dans la tribune d’honneur, nous retrouvons Messieurs Dondeyne, Président de l’UFF, Lemaître, Président du comité d’organisation, Monsieur le Maire de Draveil, les membres de l’UFF ainsi que de nombreux officiels.

Le public a pu découvrir, lors de cette soirée remarquable, l'ensemble Hexagone dirigé par Pierre Dutot. Cet ensemble de cuivres a exploré un répertoire riche et varié, en prenant pour thème l’histoire de la musique et notamment celle de la musique du vingtième siècle. Le public fut très emballé par le programme présenté.

La Batterie Fanfare de la Police Nationale effectua également une grande prestation avec une première partie « classique » où l’on put apprécier le Boléro Militaire, ou encore les Tatars, puis une seconde partie résolument plus moderne avec un bon nombre d’œuvres de Marc Steckar.

La Garde républicaine, dont c’était une des rares prestations à Draveil, acheva de combler un public ravi. Malgré l’étroitesse du parc, la fanfare de cavalerie de la Garde enchaîna des figures parfaites et d’une grande beauté.

Les sonneurs de la Garde enfin ont apporté la touche finale à ce spectacle d’une rare qualité en faisant raisonner leurs trompes de chasse dans le parc qui plongeait peu à peu dans l’obscurité.

Malgré le froid qui devenait de plus en plus dense, le public resta très nombreux durant tout le spectacle. Les différents stands tout au tour du parc donnaient vraiment l’impression d’une grande fête de famille, d’une grande foire où l’ambiance était très détendue.

Alors que les formations se rassemblaient pour donner une prestation d'ensemble clôturant ainsi ce gala, le public ne s’attendait certainement pas au bouquet pyrotechnique final.

Les dernières notes résonnèrent dans un déluge de feu d’artifice qui résume bien à lui seul la teneur du spectacle : grandiose. Il était alors minuit, les sociétés participant au concours se pressaient pour rejoindre leur hôtel afin de profiter d’une courte nuit.

Si l’ambiance était très conviviale le samedi soir, la journée de dimanche débuta, quant à elle, dans le sérieux le plus absolu. Chaque formation avait rejoint l’un des quatre jurys pour y passer les épreuves de concours.

Les mines des musiciens étaient fermées, voire un peu crispées, dans l’attente de leur passage. Après s'être présentées aux différentes épreuves devant un jury composé de musiciens professionnels de renommée nationale, les formations musicales, pour beaucoup d’entre elles soulagées, allaient rejoindre leur point de mini concert.

Pendant ce temps, les membres du jury se réunissaient et firent le bilan des notations des diverses formations. Dans le même temps, l'examen individuel national se terminait au Conservatoire municipal de musique.

Les sociétés étaient accompagnées de bénévoles de la Vaillante de Draveil qui n’ont pas ménagé leurs efforts durant ces deux jours pour rendre le séjour draveillois le plus agréable possible.

Midi, les premiers résultats tombent, annoncés par la Présidente de la Commission Musicale Nationale de l’UFF  Astride Jund communique le nom des sociétés retenues pour la finale ; ne sont retenues pour cette dernière que les meilleures formations de chaque division.

Quelques cris de joie fusent de la part des finalistes, tout le monde part se restaurer rapidement car dès 14 heures les sociétés non finalistes prendront le départ pour un défilé en ville.

A 14h30, la parade fait son entrée dans le parc du château qui compte déjà quelques centaines de spectateurs. On retrouve d’ailleurs l’ambiance très détendue et très chaleureuse de la veille.

Tour à tour, chaque société se présente dans le parc et effectue une courte prestation. A l’issue de celle-ci, la finale tant attendue commence : chaque formation finaliste rejoue alors son morceau imposé et son morceau au choix.

On retrouve alors l’ambiance sérieuse et studieuse du matin, les sociétés étant notées par l’ensemble des membres du jury, soit 14 personnes, sous un soleil de plomb qui n’a pas été absent durant tout le concours.

Après la finale, les membres du jury vont à nouveau délibérer pour désigner le vainqueur. La Courbevoisienne et le Big band de Franconville exécutèrent alors un concert d’une grande qualité, malgré la fatigue des musiciens qui eux mêmes concouraient avec leur formation le matin.

A 18 heures, le silence s'installe dans le parc : c’est l’heure de la proclamation du palmarès. Des cris de joie, des embrassades et des hourras fusent de tous les coins : le concours 2000 est un franc succès.

 

Chaque responsable de formation est appelé, sur le podium, pour recevoir son trophée : le grand lauréat de la finale est l’excellente fanfare Saint Michel de Riespach, qui remporte un succès amplement mérité.

 

Avant que l’hymne national ne retentisse, le Maire de Draveil et le Président de l’UFF ont tenu à remercier et à féliciter les musiciens des différentes sociétés pour les efforts qu'ils ont fournis et le plaisir qu'ils nous ont apporté à l'occasion de ce concours national 2000.

Il est 19h30. Les voix baissent, la musique se tait. Ainsi se termine 2000 en Fanfare qui restera pour tous un moment très fort et une grande réussite. Dès 21 heures, ce sont quelques 500 musiciens, officiels et organisateurs, qui se retrouveront pour une soirée, marquée du sceau de la gaieté et de la sympathie.